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Hivernage brasero : ranger et protéger en 4 étapes (guide 2026) | Atelier LBF
Entretien
Hivernage du brasero : comment le ranger et le protéger pendant l'hiver
L'hiver approche. Votre brasero peut rester dehors toute la saison froide à condition de respecter quelques gestes simples. Voici le protocole d'hivernage en 4 étapes : nettoyage, protection de la plancha, du socle, et choix de la housse.
7 min de lecture
L'hiver approche. Vous regardez votre brasero — encore tiède du dernier service d'octobre — et la question revient : est-ce qu'on le rentre ? Est-ce qu'on le bâche ? Est-ce qu'on le laisse tel quel et on verra au printemps ? La réponse honnête tient en une phrase : un brasero artisanal en acier épais ne craint pas l'hiver. Il craint l'oubli. Quelques gestes simples, faits une fois en novembre, suffisent à le retrouver intact aux premiers beaux jours, prêt à reprendre du service comme si la saison froide n'avait pas eu lieu.
Le brasero ne craint pas l'hiver. Il craint l'oubli.
Cet article est le protocole complet d'hivernage : pourquoi un brasero peut rester dehors, quand commencer, les 4 étapes essentielles, l'hivernage minimal pour ceux qui n'ont que 10 minutes, et la remise en route au printemps. Une fois fait correctement, vous pouvez oublier votre brasero pendant 4 mois sans inquiétude.
Le brasero face à l'hiver
Un brasero artisanal en acier épais est conçu pour vivre dehors toute l'année. Mais entre "vivre dehors" et "passer l'hiver intact", il y a quatre gestes simples qui font toute la différence — et qui prennent moins de trente minutes à exécuter.
La gamme Atelier LBF
Nos braseros artisanaux manufacturés en France
Le Fermier, Le Morris, L'Obélix, Le Coffy — quatre modèles, une même exigence de qualité, des centaines de braseros livrés partout en France.
Est-ce qu'un brasero peut rester dehors en hiver ?
Oui — c'est même pour ça qu'il a été conçu. Nos braseros sont fabriqués en acier de 3 mm d'épaisseur pour le socle, en finition corten autopatinable ou en acier peint thermolaqué haute température. Les deux matériaux sont conçus pour vivre dehors 365 jours par an. Aucun fabricant artisanal sérieux ne vendrait un brasero qu'il faut rentrer en hiver — ce serait avouer une faiblesse de matière.
Cela dit, l'hiver cumule des agressions qui n'existent pas en saison chaude :
Pluie prolongée : pas la pluie d'orage de juin qui sèche en deux heures, mais la pluie battante de novembre qui dure trois jours sans interruption
Gel et cycles thermiques : les variations de température entre jour et nuit (parfois 15 °C d'amplitude) font dilater puis contracter le métal
Neige et glace : poids ponctuel sur la plancha, infiltration possible dans les zones non drainantes
Humidité constante : le brasero ne sèche jamais entre deux pluies, ce qui est précisément ce qu'il faut éviter pour les surfaces non protégées
Cendres anciennes : si vous laissez les cendres dans le foyer, elles deviennent une éponge à humidité
Un brasero bien hiverné traverse tout ça sans broncher. Un brasero abandonné brut finira la saison avec des micro-traces de rouille sur les zones les plus exposées (soudures, angles, plancha en acier carbone non huilée). Rien d'irréversible, mais des retouches inutiles au printemps.
Quand commencer l'hivernage ?
Il n'y a pas de date fixe — un brasero hiverné le 15 octobre est aussi bien que hiverné le 30 novembre. Ce qui compte, c'est de le faire avant que les conditions hivernales s'installent durablement.
Trois signaux indiquent qu'il est temps de basculer :
Vous utilisez votre brasero moins de deux fois par mois depuis quelques semaines
Les premières gelées sont annoncées dans votre région (consultez Météo France pour votre département)
Vous prévoyez de ne pas allumer pendant au moins 6 semaines d'affilée
Si vous utilisez encore activement votre brasero en hiver (cuisson, chauffage extérieur, soirées feu de bois), vous n'êtes pas dans la bonne logique : l'hivernage est pour les utilisateurs qui mettent leur brasero en pause. Pour les utilisateurs actifs en hiver, c'est l'autre article qu'il faut lire.
30 min / 4 étapes
c'est tout ce qu'il faut pour hiverner correctement un brasero
Étape 1 — Le nettoyage de fin de saison
Avant de bâcher, on nettoie. C'est l'étape la plus négligée et celle qui cause le plus de problèmes au printemps. Trois gestes successifs :
Videz intégralement les cendres du foyer. Toutes. Les cendres sont hygroscopiques : elles absorbent l'humidité de l'air et la retiennent au contact de l'acier du bol. Un foyer plein de cendres en novembre, c'est un foyer humide en permanence pendant 4 mois — exactement le scénario qui crée des points de corrosion à long terme. Les cendres se mettent dans un sac, vont au compost ou à la poubelle.
Raclez la plancha à la spatule métallique pour retirer tous les résidus de cuisson. Pas besoin d'aller jusqu'au métal nu — on retire juste les amas, les morceaux carbonisés, les graisses figées.
Essuyez la plancha avec un chiffon en papier, sans produit. Le but est juste de retirer la couche de salissures meubles avant de passer à la protection.
Côté socle, un coup de chiffon humide pour enlever poussière, toiles d'araignée, salissures de la dernière cuisson. Pas de produit chimique, pas de détergent — l'eau claire suffit largement, et c'est tout ce que l'acier doit voir avant l'hiver.
Étape 2 — Protéger la plancha selon son matériau
C'est l'étape la plus importante. La plancha est la pièce la plus sensible à l'hivernage parce qu'elle est plate, exposée, et qu'elle accumule l'eau qui ne s'évacue pas.
Le geste qui sauve une saison
Cinq minutes d'huilage de la plancha en acier carbone avant l'hiver, c'est ce qui distingue une plancha impeccable au printemps d'une plancha à reculotter complètement. C'est aussi le geste le plus rentable à acquérir pour tout propriétaire de brasero.
Plancha en acier carbone
L'acier carbone rouille s'il reste exposé à l'humidité sans protection. C'est inévitable, ça fait partie du matériau. Le geste à faire :
Appliquez une couche généreuse d'huile sur toute la surface, à chaud (la plancha doit être tiède, pas froide). Utilisez de l'huile de tournesol, de colza ou de pépin de raisin — toutes les huiles végétales neutres conviennent.
Étalez l'huile au chiffon pour qu'elle pénètre dans les micro-pores du culottage et forme une barrière hydrophobe.
Idéalement, démontez la plancha (sur les modèles où c'est possible) et rangez-la à l'abri : garage, cellier, abri de jardin. C'est la solution la plus sûre.
Si la plancha ne se démonte pas ou si vous n'avez pas d'abri, renouvelez la couche d'huile mi-hiver (en janvier par exemple) pour reconstituer la barrière.
L'inox ne rouille pas, donc le protocole est radicalement plus simple :
Nettoyage standard après la dernière cuisson (eau froide sur surface tiède, spatule, chiffon)
Pas d'huile nécessaire
Une housse est recommandée uniquement pour éviter les dépôts de feuilles, fientes d'oiseaux et saletés hivernales qui peuvent tacher temporairement la surface
Le corten est fait pour l'hiver. Aucune protection nécessaire. Mieux : l'hiver renforce la patine. Les cycles humide-sec, le gel, la neige sont exactement les conditions qui permettent à la patine corten d'atteindre sa densité et son aspect définitifs. Au printemps, votre brasero corten sera plus beau qu'en automne — la teinte se sera assombrie, les irrégularités se seront harmonisées.
Aucune housse sur le socle corten, surtout pas. Une housse étanche bloquerait la patine et créerait des conditions stagnantes paradoxalement plus défavorables que la pluie directe.
Socle en acier peint thermolaqué
La peinture thermolaquée résiste très bien aux intempéries — c'est pour ça qu'elle est utilisée dans l'industrie automobile et le mobilier d'extérieur haut de gamme. Mais une exposition prolongée à l'humidité hivernale peut provoquer des micro-éclats sur les zones de stress mécanique : soudures, angles, points de fixation.
Pour préserver l'aspect au mieux :
Une housse de protection est fortement recommandée, mais respirante (voir étape 4).
Inspectez les angles et les soudures avant l'hiver : si vous voyez déjà des micro-éclats, traitez-les préventivement avec un peu d'antirouille suivi d'une retouche au pinceau de peinture haute température (vendue en bombe en quincaillerie, ~10 €).
En sortie d'hiver, si quelques points de rouille superficielle apparaissent : ponçage léger au papier de verre fin (grain 120), antirouille, retouche peinture. 15 minutes de SAV pour repartir à neuf.
Étape 4 — Choisir et poser la housse
La bonne housse, bien posée
Une housse de brasero, ce n'est pas une bâche jetée dessus. C'est un vêtement technique qui doit respirer, résister aux UV, tenir au vent, et bloquer la pluie sans piéger l'humidité. Quatre critères distinguent une bonne housse d'une bâche dangereuse.
Toutes les housses ne se valent pas. Une mauvaise housse fait plus de dégâts qu'une absence de housse — elle crée un microclimat humide stagnant qui accélère la corrosion. Quatre critères absolus :
Imperméable sur le dessus pour bloquer la pluie et la neige. Mais surtout pas étanche partout.
Respirante dans les pans latéraux. C'est non négociable. Une housse 100 % étanche transforme votre brasero en cocotte-minute à humidité, avec condensation interne, et toutes les surfaces métalliques mouillées 24 h/24. C'est pire que pas de housse du tout.
Ajustée à la taille du brasero, pas une bâche flottante de 3 mètres. Une housse trop grande s'envole au vent, frotte sur l'acier (rayures sur peinture), et accumule l'eau dans les plis.
Résistante aux UV pour ne pas se déliter au soleil d'hiver (oui, même en décembre les UV abîment les plastiques bas de gamme).
Fixation : sangles élastiques, cordons, ou clip de fixation aux pieds du brasero. L'hiver est venteux, et une housse qui s'envole en pleine tempête expose le brasero exactement aux conditions qu'on cherchait à éviter.
Tableau récapitulatif par configuration
Configuration
Plancha (étape 2)
Socle (étape 3)
Housse
Corten + acier carbone
Huile généreuse + abri si possible
Aucune protection
Recommandée respirante (plancha)
Corten + inox
Nettoyage standard
Aucune protection
Optionnelle (esthétique)
Peint + acier carbone
Huile généreuse + abri si possible
Inspection + retouches préventives
Obligatoire respirante
Peint + inox
Nettoyage standard
Inspection + retouches préventives
Recommandée respirante
L'hivernage minimal (10 minutes)
Si vous n'avez vraiment pas le temps de faire le protocole complet, voici les deux gestes qui évitent 90 % des problèmes :
Videz les cendres du foyer (3 minutes)
Huilez la plancha en acier carbone si c'est votre matériau (5 minutes)
Couvrez d'une housse ou d'une bâche respirante (2 minutes)
Ce sont les trois gestes minimum qui font la différence entre un brasero impeccable au printemps et un brasero qui demande des retouches. Tout le reste — nettoyage parfait, traitement préventif des angles peints, démontage de la plancha — relève de la finesse, pas de la nécessité absolue.
La remise en route au printemps
Le premier beau jour de mars ou avril, le rituel est inversé :
Retirez la housse et inspectez visuellement le brasero — recherchez les éventuelles traces, points de rouille, dépôts.
Vérifiez l'état de la plancha : si acier carbone, la couche d'huile a peut-être un peu épaissi/figé — c'est normal, ça se nettoie au premier feu.
Inspectez le socle (peint surtout) : les éventuels micro-éclats se traitent maintenant par retouche peinture.
Allumez un petit feu pour sécher l'ensemble et réveiller le métal après 4 mois de pause. Ce n'est pas un repas, juste un feu d'1 heure.
Si plancha acier carbone : un culottage rapide de remise en route (une passe d'huile + cuisson d'oignons à feu vif) remet la surface en état antiadhérent en 10 minutes.
"Il faut absolument rentrer le brasero dans le garage."
Faux. Sauf si vous habitez en zone de gel extrême (montagne au-dessus de 1500 m) ou si vous voulez être au-delà du précautionneux, un brasero artisanal n'a aucun besoin d'être rentré. Il est conçu pour rester dehors. Le rentrer dans un garage non chauffé peut même être contre-productif : air confiné, condensation possible, manipulation à risque (67-155 kg).
"Une bâche plastique 100 % étanche, c'est mieux que rien."
Vrai sur 24 h, faux sur 4 mois. Une bâche étanche piège l'humidité sous la housse et crée un microclimat condensant. C'est pire que pas de housse du tout sur la durée. Une housse respirante (textile technique imperméable + ouvertures latérales) est indispensable.
"Le corten doit aussi être bâché en hiver."
Faux à 100 %. Le corten est l'inverse — il a besoin de l'exposition aux intempéries pour développer sa patine. Bâcher un corten, c'est bloquer son fonctionnement chimique et créer des zones de patine inégales. Le corten ne se bâche jamais.
"On peut hiverner avec de l'huile alimentaire d'olive ou autre."
Vrai mais avec nuances. Huile d'olive : à éviter, elle rancit et laisse une odeur désagréable. Huile de palme/coco : à éviter, elle se solidifie à basse température et fait une couche cassante. Huile de tournesol, colza, pépin de raisin : parfait. Huile minérale industrielle : à proscrire absolument sur une plancha qui sert ensuite à cuisiner.
"Si je n'utilise pas mon brasero en hiver, autant le couvrir totalement même en plein été."
Faux. Une housse en permanence accélère la rouille (humidité confinée), abîme la peinture (frottement, UV concentrés), et empêche le corten de patiner correctement. La housse ne se met que pour les périodes de non-usage prolongé — typiquement de novembre à mars. Le reste du temps, le brasero vit dehors à l'air libre, c'est ce qui le préserve.